Archive de la catégorie ‘Economie Zoulou’

Battre monnaie zouloue : un privilège, pas un pouvoir (4)

Jeudi 13 novembre 2008

(Suite de l’épisode 3)

On se rappelle que Zouzou 1er n’avait pas le pouvoir exorbitant de créer sur lui même des signes monétaires. Cependant il avait, seul, le pouvoir de frapper la monnaie officielle, celle en qui on avait confiance puisqu’elle contenait le grammage exact en un or non altéré de ce que sa valeur faciale indiquait (En général c’était un poids) . Elle devait être bien sûr, à la fois irreproductible et identifiable, autant que faire se peut.
Et il en était de même dans les autres îles, chaque prince battant sa monnaie.

Mais , même si cette monnaie n’avait pas été à fournir d’un seul coup pour assurer tous les échanges économiques puisqu’il existait toujours une monnaie déjà exitante avant l’instauration d’une nouvelle monnaie plus pratique et fiable,  il avait fallu trouver l’or petit à petit pour la fabriquer . Comment faire ?

Un procédé pouvait consister à lever des impôts un peu plus importants pour en consacrer une partie à l’achat d’or brut par exemple . Avec la monnaie créée le Prince pouvait alors dépenser , et en dépensant , amener des signe monétaires dans les circuits de échanges économiques. Bien entendu, il était préférable que ces dépenses fussent utiles à la collectivité et au Grand Bien de Tous plutôt qu’inutiles et purement dispendieuses , mais l’important n’était pas là puisque dans les deux cas, des signes monétaires supplémentaires étaient ainsi mis dans les circuits des échanges économiques .

D’autres façons étaient possible :  spoliation par un achat à bas prix de toute nouvelle découverte d’une mine d’or . D’un point de vue économique l’émission de monnaie qui en découlait s’apparentait à un vol généralisé puisque ces signes monétaires – là vraiment crées ex nihilo- , n’avaient aucune contrepartie réelle au moment de leur introduction dans le circuit . Aussi convenait-il de l’introduire peu à peu, sans quoi une hausse des prix très dommageable s’installait.
On pouvait aussi le considérer comme un impôt plus ou moins déguisé en forme d’inflation pesant sur tous … mais s’il était utilisé pour le Grand Bien Collectif … comment s’en plaindre ?

Autres méthodes plus musclées  : voler l’or ou les pièces d’or . Soit à un vassal de sa propre île, soit à d’autres  îles (rançon, pillage, piraterie, prélèvement de victoire)  . Suivant que cet or mis en circulation ne circule que dans une île ou bien entre plusieurs îles, les conséquences économiques pouvaient être différentes, mais ce n’est pas l’objet de notre épisode.

Mais le procédé le plus fondamental et le plus important consistait à transformer en pièces d’or, une quantité d’or amenée par un particulier et pour son compte . Et une grosse partie du phénomène de monétisation se faisait ainsi ! Tout simplement.

Néanmoins le Prince n’était pas idiot et très rapidement il monnaya ce privilège contre une sorte de pourcentage sur le monnaie créée. Bref un prix qu’il définissait à sa convenance puisqu’il avait un monopole (quoique ce monopole fut contrarié par la concurrence d’autres princes …)  
C’est à dire que l’argent avait dès le départ un prix global supérieur à sa valeur : c’ était le prix de la sécurité d’une monnaie acceptée partout, ayant une valeur stable. Et que le profiteur de ce système ne soit autre que le Prince chargé du Grand Bien Public,  qui devait pouvoir vivre, exister et fonctionner n’était finalement que moindre mal.

Bref Nicodème , le conseiller spécial aux affaires sonnantes et trébuchantes de Zouzou 1er,  qui avait bien compris l’intérêt économique d’un contrôle de la monnaie et les dangers à en mettre subitement trop ou pas assez , se demanda alors si ce prix de la monnaie , en plus d’être une rente pour le Pouvoir, ne pourrait pas constituer une façon d’en contrôler le débit .

 

Epargne, Intérêt et Banque de dépot en système zoulou (5)

Dimanche 9 novembre 2008

Ainsi nos zoulous coulaient d’heureux jours dans leur île, s’échangeant biens et services à l’aide de pièces d’or frappées au profil aquilin de Zouzous 1er .  

Zouzous 1er, soucieux de laisser sa trace de despote débonnaire proposa , pour le bien de tous, de creuser un canal permettant d’acheminer les pirogues au centre du village et menant, de plus, à son nouveau palais plus confortable. N’arrivant pas, après de nombreux débats participatifs, à mettre en place un système de corvée tournante, il leva des impôts avec lesquels il paya le travail nécessaire : ce procédé fut finalement mieux accepté. La réalisation fut un grand succès. 

On découvrit , au décès de la grand-mère d’ Aristide qui avait la manie de thésauriser, une fortune considérable sonnante et trébuchante dans son oreiller en feuilles de bananier . Aristide était déjà dans l’aisance et il décida , avec les possibilité que lui offrait cette somme, de construire une super-pirogue-à-roue, bien plus efficace que les ordinaires, et qui utiliserait le canal déjà construit . Ce fut un grand succès . Aristide en sortit bien plus riche que sa grand-mère …

Ces deux réalisation frappèrent les esprit. La monnaie avait ce pouvoir , en s’accumulant en quantité élevée, de permettre la réalisation d’un projet collectif . C’était comme du temps concentré, pour le plus Grand Bien du Grand Tous, quoiqu’ Aristide ait bien su en tirer quelques marrons du feu. 

Un grand projet vint alors à l’esprit de Théo , qui n’avait pas d’argent : construire une sorte de marché, le long du canal, où il serait plus aisé de vendre le poisson. Il proposa à Benoît l’orfèvre qui gardait pour le compte de quelques zoulous (Pierre, Paul et Jacques) leurs économies en sécurité, d’obtenir une autorisation de les lui prêter , moyennant une petite récompense à tous. Benoît se souvint des opérations de Zouzou 1er et d’Aristide examina le projet , le trouva très séduisant. et prêta la somme avec obligation de la lui rendre augmentée d’un chouia , pour le service. Ce fut un succès. Théo remboursa Benoît et donc Pierre, Paul et Jacques, et en tira de substantiels bénéfices .  

Benoît prit l’habitude lucrative de prêter l’argent qu’on lui confiait, avec , en principe l’accord des déposants . Il baptisa son affaire « Banque de dépôt »  Les zoulous constatèrent donc qu’ une concentration d’épargne, quelles qu’en soient l’origine et la manière , permettait en elle même une sorte d’accélération de projets à une échelle collective.
Ils notèrent également qu’un intérêt versé en contrepartie d’un prêt permettait de mobiliser ces moyens plus facilement. Néanmoins Zouzou 1er, prudent, exigea que cette usure, surtout celle au bénéfice de la banque de Benoît, ne fut point trop élevée, pour des raisons de vulgaire jalousie mais aussi d’ordre social et d’efficacité économique . Aussi y appliqua-t-il une taxe afin de ‘réguler’ ces mécanismes qui lui échappaient de par trop . 

L’ harmonie semblait veiller sur ce système de tuyaux et vases communicants rassurant pour l’esprit : l’argent immobilisé (quelle qu’en soit la raison) avait une  vocation ‘naturelle’ à servir à des investissements , avec grande efficacité . La même masse monétaire pré-existante circulait : rien ne se créait vraiment et rien ne se perdait puisqu’on recyclait les fluides monétaires.

Battre monnaie , 1ere politique monétaire zoulou ! (3)

Lundi 3 novembre 2008

(Suite de l’épisode 2 …)

Les zoulous avaient donc choisi l’or comme substrat monétaire , remplaçant ainsi peu à peu la monnaie bio-écolo en   coquillages bleus à taches rouge et jaune .

La valeur irrationnelle , universelle et intrinsèque de ce métal rendit l’usage de cette la monnaie particulièrement efficace malgré la confusion qu’elle provoquait entre les notions de ‘valeur’ , de ‘richesse’ . Elle n’en jouait que mieux son rôle de « ticket » d’échange des biens et services ou de « droit au porteur ».

Cependant plusieurs incidents firent comprendre aux habitants du pays Zoulou que la monnaie , quelle qu’elle soit , bien que conçue comme un simple outil neutre, au service des produits du travail des hommes, était un instrument délicat et fragile qui pouvait dézinguer l’économie d’un pays.

- Ainsi la découverte d’un formidable gisement d’or , dans l’ île voisine des pygmées entraîna un accroissement de leur richesse dans un premier temps , cependant accompagné d’ une hausse du prix des choses , suivie de désordres, avec enrichissements anarchiques de certains , mais dont finalement , après de curieux déplacements de richesses, les pygmées ressortirent plutôt appauvris.

- Ainsi une sorte de disparition des signes monétaires dans certaines peuplades , suite à quelques pillages donna lieu à des baisse de prix : la monnaie elle même devint paradoxalement une sorte de denrée plus chère,  le troc réapparut , d’autres signes monétaires  circulèrent et une étrange langueur s’abattit sur l’activité 

- On remarqua alors l’apparition de mécanismes de prêts d’argent moyennant usure ou intérêt , pouvant aboutir à des déplacements de richesses inacceptables qui brisaient l’esprit initial du troc que la monnaie n’était sensée qu’améliorer : longtemps cette pratique fut très mal vue, voire interdite. 

- Certaines îles utilisèrent de l’or considérablement altéré par des mélanges . La méfiance s’installa entre les îles et les échanges économiques en furent ralentis.

Bref, conscient que la gestion et le contrôle de la quantité et de la qualité des signes monétaires étaient capitales et essentiels au bon fonctionnement d’une économie , et qu’ils devaient être maîtrisés , il fut confié au Pouvoir central Zoulou , en tant que représentant théorique du B.C.N. (Bien Collectif National) , le privilège de tenter une sorte de contrôle de la qualité et de la quantité de cette monnaie, et d’en définir également quelques règles d’utilisation.Ainsi le Prince eut-il le privilège de battre monnaie, donc frapper des monnaies divisionnaires métalliques , qui constituaient à l’époque l’essentiel de la masse monétaire courante.

Mais, contrairement à une vulgaire croyance zouloue , le pouvoir de battre monnaie n’était pas celui de fabriquer de la monnaie à partir de rien ! La chose était précisement impossible puisque dans sa grande sagesse l’usage avait choisit un signe monétaire que personne ne pouvait inventer  , empêchant ainsi quiconque de s’accaparer la richesse des autres sans une contrepartie en travail.

La Prince avait bien un privilège , mais ce n’était pas un pouvoir : il monétisait pour le compte de la société un or qui ne lui appartenait pas forcément , loin de là,  ou bien son propre or, acquis par impôts, emprunts,  ou même vol  à la limite, mais peu importe.  

Le signe monétaire fondamental ‘officiel’ fut donc la pièce de monnaie, avec l’effigie du Prince Zoulou , irreproductible par quelques secrets de fabrication et de composition , et dont le Pouvoir devait veiller à la qualité par une quantité d’or définie, et à l’universalité c’est à dire au fait qu’elle soit acceptée par tous, pour jouer pleinement son rôle économique.
Une politique monétaire était possible , quoique des métaux et des pierres précieuses
circulassent également , jouant le rôle d’une sorte de ‘monnaie’ moins fluide.

Avouons que l’histoire , la nôtre comme celle des zoulous, nous montra le Pouvoir , dans sa tentative de contrôler la monnaie, souvent animé par bien d’autres préoccupations que celle de réguler l’économie . Mais c’est une autre histoire.
L’avantage de ce système était que , même lorsque le Prince instrumentalisait la monnaie dans un but personnel , de pur pouvoir ou de conquête , du moins ne pouvait-il en aucun cas  » inventer  » la monnaie à son profit total et exclusif .
Ainsi vit on des Etats battant monnaie devenir pauvres et même ruinés , et obliger leur Prince à emprunter à de riches vassaux ou à des banques de dépôt.

La règle d’une impossibilité de création monétaire ex nihilo au profit d’un seul agent économique , était ainsi respectée .

 

Quelle signe monétaire chez les Zoulous ? (2)

Dimanche 2 novembre 2008

(Suite de l’épisode 1)

Les zoulous décidèrent donc de se doter d’une monnaie (pour améliorer le troc brut ou le troc ‘version céréale’, pas satisfaisant les années de disette) 

La première question fut de savoir qui fabriquerait ces tickets . Le zoulou, qui ne s’en laisse pas compter, sentait bien le pouvoir exorbitant de cette fonction : celui qui en aurait le privilège ne serait-il pas tenté d’en abuser en émettant des tickets pour son propre compte, ce qui lui permettraient d’ acquérir biens et services à l’oeil ?
Le chef Zoulou ayant proposé ses services désintéressés , on lui opposa un refus méfiant tout en l’assurant qu’il chapeauterait et organiserait l’ affaire ensuite . Bref , a
près moult discussions stériles , on décida d’en confier la gestion à la Nature elle-même.

Restait à trouver l’objet.

Fut d’abord proposé le coquillage courant mais il ne présentait pas de garanties suffisantes. En effet il n’échappa à aucun zoulous qu’il suffirait aux malins, d’ en ramasser quelques uns sur la plage, pour préempter poissons et vestes sans avoir fourni le moindre travail en contrepartie. On essaya donc le coquillage bleu avec deux taches de couleur rouge et jaune, bien plus rare et très prisé , celui qui mettait si bien en valeur les colliers d’osselets et de pierres . Chacun en avait dans sa hutte et on en trouvait très rarement au hasard de ses pas . L’affaire était viable et à peu près démocratique.

Néanmoins un problème se posa pour quelques échanges avec les îles voisines qui utilisaient comme monnaie d’autres signes, comme le coquillage rouge à tache verte , plus courant, ou la plume multicolore d’un oiseau assez rare. Mais ces signes monétaires là, furent moins bien acceptés chez nos zoulous et source de problèmes divers.


Par ailleurs, une année d’intense reproduction océane amena une prolifération de ces coquillages bleu à taches rouge et jaune sur les plages , ce qui fit le bonheur des fainéants et des sauvageons qui y passaient l’essentiel de leur temps. Si bien que le village zoulou perdit confiance en sa propre monnaie pour se rabattre sur les pierres roses avec cet éclat si particulier et si apprécié . Ce signe là, aussi rare que le coquillage bleu , ne risquait pas, lui, une fâcheuse surproduction marine .
Tout rentra dans l’ordre . Et les échanges économiques, but du jeu, reprirent.

Parfois le zoulou, regardait son coquillage bleu ou sa pierre rose et, oubliant qu’il ne s’agissait que d’une convention, finissait par douter qu’ un objet aussi banal puisse contenir tant de pouvoir. Aussi, après quelques centaines de milliers de révolutions terrestres, et divers essais de monnaie , il fut adopté par toutes les îles un signe monétaire extrêmement pratique : l’or.

Celui ci présentait d’abord l’avantage d’être suffisamment rare , non reproductible, en quantité idéale pour assurer l’ensemble des échanges. Il était facilement identifiable, acceptable par des tribus lointaines ou même inconnues. Il était malléable , sécable, fragmentable . Mais il avait cet extraordinaire avantage supplémentaire, de fasciner spontanément toutes les sociétés et tous les individus du chapelet d’îles des zoulous. Et ce, même dans les époques les plus troublées ou la famine sévissait. Il était donc une valeur en soi , presqu’ éternelle , ce qui facilitait définitivement la confiance dans son acceptation et donc, dans sa circulation. L’efficacité du coquillage , avec la confiance de la céréale.

On nota alors deux phénomènes étranges : d’abord certains se mirent alors à creuser des trous , en vain en général, et fort heureusement. Ensuite d’autres se mirent à stocker maladivement des signes monétaire en prétendant qu’ils étaient doublement ou triplement riches puisqu’ils possédaient à la fois la monnaie elle-même, signe de richesse , avec en plus , l’ or que contenait ce signe monétaire , et même en sus, la possibilité d’en faire une oeuvre d’art !
Malgré diverses explications, un peu embrouillées, par les plus sages , quelques-uns n’entendirent jamais raison.

Au total , une merveille d’outil. Donné par Dame Nature.

Troc et signe monétaire chez les Zoulous (1)

Dimanche 2 novembre 2008

Dans un monde où les experts ne sont jamais d’accord , où les non spécialistes parlent de sujets qu’ils semblent ne pas maîtriser, le modèle zoulou est essentiel.

Soit une île peuplée de zoulous où l’on pratique le troc. Chacun voit bien les lourdeurs de ce modèle . Il faut donc inventer un système permettant de mieux organiser ces échanges, une convention , un signe, un symbole matériel qui me permettra, à moi, zoulou, de ‘vendre’ l’arc que je sais fabriquer au producteur de vestes , sans pour autant prendre une de ses vestes dont je n’ai pas besoin tout de suite , mais en me permettant d’ acheter immédiatement du poisson au poissonnier qui , en contrepartie immédiate, n’a pas besoin d’arc mais plutôt d’une veste . Bref , trouver un système qui casse le troc binaire en le décomposant dans ses termes et dans le temps. L’outil que certaines sociétés inventent est la monnaie : un fluidification extraordinaire des échanges et donc de la vie sociale.

Cette monnaie primitive pourrait être assimilée à une sorte de ticket , de convention : J’ai vendu mon arc au fabricant de veste qui m’a donné un signe monétaire , une sorte de « droit au porteur  » , autorisant son détenteur à venir chercher une veste de valeur identique. Ce « droit au porteur » , je le donnerai au poissonnier contre du poisson, et plus tard ce dernier le rendra au fabricant de veste contre une veste.
A ce moment là, le ticket d’un « droit à », n’a plus de sens puisqu’il se trouve dans les mains du débiteur initial : le fabricant de veste n’a que faire d’un droit à se donner à lui même ce qu’il possède déjà ! Le « droit à  » est détruit, la dette s’éteint. Et les échanges ont bien mieux fonctionné.
La monnaie est un « droit au porteur » , circulant éternellement.

L’idéal eut été de donner , au départ, la même quantité de ticket-monnaie à chacun : mais la société réelle ne ressemble pas à un jeu de société familial du dimanche après midi. Et les choses se sont faites progressivement. (Il semble que la toute première ‘monnaie’ des zoulous ait été le produit de plus indispensable à la vie, la céréale : chacun en avait , chacun en avait besoin pour vivre, chacun l’acceptait , même en surplus, sachant qu’il trouverait toujours quelqu’un pour l’accepter.) 

Bien entendu ce système suppose la création progressive de l’idée de ‘valeur’ des choses , sorte d’équivalence, puisque l’étalon monétaire de base , ‘Un sous’ , doit permettre de mesurer et comparer le travail nécessaire pour fabriquer un arc, une veste et pêcher du poisson , pour que les échanges soient équilibrés.

En fait, la « contrepartie » fondamentale du signe monétaire dans sa totalité est l’ensemble même des produits et services qui s’échangent normalement. On comprend donc bien qu’il faut, en circulation , uniquement le nombre de signes monétaires nécéssaires pour assurer les échanges , en moyenne, à un moment donné. Et on saisit bien qu’ à priori, un augmentation de la masse de tickets ne crée pas magiquement une richesse supplémentaire (même si ce n’est pas tout à fait exact) .

Le signe monétaire en tant que ticket n’est pas une richesse en soi . C’est une évidence , mais parfois, à un certain degré de raisonnement monétaire il est bon de se le rappeler.