Elvis

N’étant plus depuis les grèves de 1995 électeur socialiste (mais je revendique ma liberté sur d’hypothétiques futures exceptions) ,  ou militant de la doctrine et la pratique socialiste telle qu’elle s’incarne de façon officielle, mon avis est largement superfétatoire . De plus , à la réflexion , je me demande si ma faiblesse coupable pour cette mode idéologique ne repose pas sur un profond quipropos  : je crois finalement plus à la liberté qu’ à l’ Etat, même si je lui concède une majuscule  car sans lui rien ne peut s’organiser.  Et je crois que derrière le renard du poulailler il y a aussi le loup, bien plus terrible lorsqu’il met son masque de berger.

Bref , juste pour livrer mon impression sur la chute de Reims (la saillie n’est pas de moi-cherchez-)  – mon cd arrive à la sonate K511 avec Brendel au clavier , un must , à se mettre à genoux et pleurer – , où le dévoiement de la parole donnée, du respect des règles du jeu , du primat des idées ,  sont foulés au pied sans vergogne.

Pauvres ‘socialistes’ petits bras , s’imaginant que le réalisme politicien consiste à toujours céder à la tentation de démolir systématiquement ce qui vient d’en face ,  à considérer comme anomalie démocratique à biaiser et contourner tout scrutin défavorable, et à ne jamais faire l’effort de distinguer la bonne volonté de la défense d’intérêt corporatiste.

N’allez pas croire que les autres ‘camps’ soient nettement mieux , surtout celui qu’on place à ‘droite’ , mais enfin il est plus clair même dans ses zones obscures , et surtout moins gluant.

Brendel grognasse un peu en interprétant la K511 . Comme Gould.  C’est un peu chiant. Mais ça donne beaucoup d’humanité à l’ivoire et à l’ébène. Et ramène les choses à leur origine. Tiens, le cd est terminé et je bascule sur Elvis.  Surprenante transition  ?  Oui, mais la bonne période , 1956/62.

 

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